Les Pyrénées, ça grimpe !!!

Du 21 Février au 16 Mars 2012, de Esterençubi à Lourdes (J 194 – j 217)

Distance parcourue: 3033 km

Depuis que nous avons commencé à arpenter les Pyrénées, ça grimpe fort ! Nous nous en doutions, certes, car si les montagnes étaient plates, cela se saurait… mais nous nous disions aussi, qu’avec 3000km d’entrainement, nos mollets n’auraient pas trop de mal à faire face au changement géographique. Eh bien nous avions tout faux !

Poumons en feu, muscles tiraillés, pas minuscules… nous enchainons comme nous le pouvons, les dénivelés incessants : 800 mètres en montée, 450m en descente, puis à nouveau 500m en montée… Rien de plus épuisant !

Petit à petit, donc, nous grimpons vers les sommets… Le ciel est clair et dégagé, toutefois, nous avons conscience qu’en plein mois de mars, nous n’attaquons pas cette partie au moment le plus simple : l’hiver est encore bien présent, et avec lui, la neige et le givre.

L’état des lieux est le suivant : nous progressons seuls, sans assistance logistique ni accompagnement, et mis à part nos bonnets, nos gants et une polaire renforcée, nous ne disposons d’aucun équipement professionnel contre le froid. Nous sommes bien évidemment curieux et désireux de marcher dans la neige, mais en utilisant des moyens pour nous permettre d’avancer en toute sécurité. Ce qui n’est pas le cas à ce moment précis. Nous avons donc décidé de longer les limites neigeuses sans se retrouver dans un univers dangereux et incontrôlable… et pourtant, ce que nous souhaitions éviter arrive ! L’aubergiste qui nous a hébergés la veille nous recommande une petite route et nous assure qu’elle est déneigée. Confiants, on se lance…

C’est alors qu’au détour d’un flanc de montagne, nous nous retrouvons dans un extraordinaire champ de neige! Magnifique, certes, mais à la limite de la prudence, dans notre cas ! Et par ailleurs, difficile de faire demi-tour, nous sommes trop avancés dans la journée… Nous devons donc continuer, chaussures glissant sur la glace…

A la nuit tombée, et 32 km plus loin, nous parvenons enfin, épuisés, à notre destination : les chalets d’Iraty, 1320m d’altitude !

Le lendemain, nous nous réveillons avec une vue extraordinaire sur les montagnes enneigées et la neige immaculée autour de nous… Le bonheur !

Toutefois, notre expérience de la veille a calmé nos ardeurs et nous appelons directement le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) qui nous confirme que les cols, les routes, les sentiers sont enneigés et donc impraticables ! Conséquence : nous devons redescendre et longer les Pyrénées en passant par le piémont…

Au final, l’altitude, ça booste ! En voici la preuve depuis notre départ d’Hendaye:

Jour 1: 25km, dénivelé = 2000m

Jour 2: 23km, dénivelé = 900m (facile)

Jour 3: 32km, dénivelé = 2000m, point culminant = 720m

Jour 4: 26km, dénivelé = presque rien, ça repose !

Jour 5: 32km, dénivelé = 2200m, point culminant = 1320m – Chalets d’Iraty

Jour 6: 37km, dénivelé = 1000m, que de la descente !!

Jour 7: 25km, dénivelé = 0, retour sur le plat !

Jour 8: on ne bouge plus, on est morts de fatigue !

Aurélie et Laurent

Qui ont passé la barre des 3000 km !!

Etat général de l’équipe : exténués mais dopés par l’incroyable vue sur la chaîne des Pyrénées !

Nos anges-gardiens : Merci à la Fédé. de Rando pour son soutien sans faille et plus particulièrement à Michel Busvelle pour ses conseils avisés sur la région !

La découverte gustative : Cécile et Sébastien, jeunes viticulteurs passionnés, nous font découvrir leur vin basque « Gutizia », AOC Irouléguy, un délice ! http://gutizia.fr

Dons pour Handicap International (cumul au 16 Mars 2012) : 5785€

Merci à Madame Lafargue du café Alfitcha à Licq, Pays Basque et à Régis et Nanou du Gout’Thé à Guérande !!